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Expatriation

S’expatrier à l’étranger : Comment je me suis décidée à partir vivre en Andorre

11 mai 2020

Premier article sur l’expatriation, sujet qui a été l’un des points déterminant de la création de ce blog ! D’une part parce que je voulais partager au plus grand nombre cette aventure incroyable dans une vie humaine, surtout pour une jeune femme de 23 ans ! Mais aussi parce que je voulais garder une trace, un souvenir de ces émotions et des éléments déterminants cette décision si bouleversante dans ma vie !

L’expatriation, un rêve devenu réalité ?

Partir-vivre-ailleurs-mon-experience-conscience-responsableÀ la base, je n’étais pas la fille baroudeuse, du genre à vouloir bouger et vivre au quatre coins du monde pour pleins de raisons : la peur, le manque de ma famille, un compagnon qui voulait rester auprès de ses racines familiales aux alentours de Nantes. Je savais pertinemment que je ne « pouvais » pas imaginer ce genre et de projet pour toutes ces raisons et cela m’arrangeais plutôt bien je dois l’avouer !

Puis les années passent, je dompte mes peurs de partir loin de tout, mais je n’avais toujours pas ce besoin d’aller vivre ailleurs. Mais par contre l’envie de voyager commençait à s’ancrer de plus en plus dans ma tête. Mais bon quand on est dans un couple « traditionnel », c’est-à-dire un peu à la vieille France où le but ultime est le mariage et les enfants, le besoin de voyage passe après. C’est en grandissant mais aussi en développant l’envie de concrétiser ses projets (dont pour moi l’envie de voyager) que l’on se rend parfois compte que la vision de la vie des deux partenaires dans un couple n’est parfois pas la même.

Quand on se met en couple avec son premier amour à 17 ans et qu’on ne sait même pas à quoi ressemble le monde, ni quels seront les projets qui nous feront vibrer, ce n’est pas simple de faire des plans sur la comète. Ce n’est que lorsque l’on grandit, que l’on commence la vie active, que l’on prend un logement et que l’on est autonome qu’on peut se rendre compte de ce dont on a envie ou non !

Mon grand rêve de voyage, c’est le Canada, ce pays me fascine depuis des années et j’aimerais faire un road-trip de plusieurs mois pour avoir le temps de parcourir la majorité du pays. En parlant de mon idée à mon compagnon de l’époque, j’ai bien senti qu’il était pas vraiment chaud et qu’il préférait avoir des enfants avant ! Et puis, avec mes alternances j’ai eu à bouger en Bretagne (pas très loin de Nantes vous me direz mais c’était un grand pas pour moi !!), j’ai eu à faire des déplacements professionnels sur Paris. Enfin, j’ai également eu des opportunités pour travailler en Belgique, à la fin de mes études. Une offre que je ne pouvais pas refuser. C’est à ce moment là que je me suis demandée ce que je voulais MOI et pas mon couple. 

Cela peut paraître égoïste mais je n’avais que 22 ans à l’époque et je ne voulais pas me retrouver à me brider, à sacrifier mes rêves pour une vie de couple qui faisait fantasmer plus mon mec qu’autre chose. Et puis la vie à deux, surtout avec son premier amour c’est un peu « ça passe ou ça casse ». 

En parallèle, une de mes très bonne copine m’offre le livre « Tu vas tout dé-chi-rer, réveillez la badass qui sommeille en vous et transformez votre vie ». C’est un peu le livre qui m’a accompagné pendant tout mon processus. Cette très bonne amie m’a toujours encouragé à « sortir de ma zone de confort » et c’est ce que j’ai commencé à faire grâce à elle ! Je ne la remercierais jamais assez.

Je me suis alors donné comme objectif de terminer mon Mastère en Webmarketing pour ensuite trouver un travail ailleurs qu’à Nantes !

Le retour à la réalité

Toutes ces décisions ont été loin d’être facile à prendre : j’avais un appartement super, un mec, des projets de fonder une famille dans le futur et tout un tas d’autres choses.

Mais une chose en entrainant une autre, je me suis rendu compte après 5 ans que je ne partageais rien avec l’homme qui était dans ma vie. On n’avait ni les mêmes goûts, ni les mêmes envies, ni les projets futurs, ni les mêmes façons de vivre.

En tant que bonne Haut-potentiel, je m’adaptais sans cesse à lui. Quand j’ai commencé à m’écouter, à écouter mon cœur, je me suis dis que ce n’était plus la vie que je voulais, j’avais besoin d’autres choses !

Puisqu’il ne voulait pas me suivre dans mes projets et que les siens ne me correspondaient pas, nous avons terminé notre histoire. À la fin de cette histoire, j’ai entamé ma quête vers la découverte de ma personnalité, de ma haut potentialité auquelle ma famille ne croyait pas. La fin de cette relation de 5 ans a également entrainé la perte de mes meilleurs amis d’enfance (qui sont également les amis de mon ancien copain), mais aussi de ma famille.

Vous devez vous demandez, mais pourquoi la fin d’une histoire avec un mec te fait perdre ta famille ? Tout simplement parce que mon entourage me trouvait changé, ils ne comprenaient pas que toutes ces années je n’étais pas moi-même mais je m’accordais à être la personne qu’ils voulaient que je sois. Sûrement par peur de décevoir…

 

Une personne qui change ça fait peur n’est-ce pas ? Je peux le comprendre ! Cependant, lorsque les personnes en face restent statiques et n’apportent par leur soutient à la personne (et préfère la juger) c’est blessant pour la personne qui se reconstruit et ça ne l’aide pas pour autant… Au contraire, ça donne plutôt envie de fuir et de couper tous contacts avec ce genre de personne.

Tout ça c’était en début d’année 2019. En plus, d’une alternance qui n’était pas épanouissante, c’était décidé je voulais déménager sur Toulouse, une ville que j’aime beaucoup et qui me permettait de rester proche de mes amis tout en découvrant une nouvelle vie.

Mais pourquoi l’Andorre ?

En parallèle , l’amour m’est tombé dessus, dans les moments ou je m’attendais le moins (eh oui ça arrive !). Cet homme allait déménager en Andorre, au moment où nous avons entamé notre relation et il m’a fait découvrir son monde, si incroyable ! 

J’étais toujours dans l’idée de déménager sur Toulouse, qui était à même pas 3h de l’Andorre et qui me permettait d’être à la fois proche de Nantes (1h en avion) et de mon compagnon. 

Mais après plusieurs mois de recherche, d’aller-retours entre Nantes et Toulouse pour visiter des appartements, je me suis faite une raison que ce n’était pas à Toulouse que je devais aller vivre.  Après plus de 4 mois de recherche d’appartement dans la ville rose j’ai baissé les bras.

Et puis cela faisait 3 mois que je passais la moitié de mon temps en Andorre. Ce pays m’a conquise dès les premières secondes. C’est un autre monde. Si vous ne savez pas où cela se trouve, c’est une petite principauté entre la France et l’Espagne. L’Andorre est plus connue pour ses prix dérisoires pour les cigarettes, l’alcool et l’essence que pour ses paysages grandioses, ressourçants et sa sécurité. En plus j’ai trouvé un appartement en deux jours là-bas, que demander de mieux ?

Se lever tous les matins en ayant vu sur la montagne m’a conquise dès le premier matin. Se promener l’été en robe dans Andorra-La-Vella sans se faire accoster par des mecs vraiment lourds, l’ambiance, la nourriture, les promenades dans les montagnes m’ont conquises ! Des paysages qui se réinventent chaque année en fonction des saisons, 300 jours de soleil par an, ça changeais de ce temps de breton sur Nantes, ahah !

C’est un pays où tu peux laisser facilement ton portefeuille mais aussi ton téléphone dans ta voiture, sans te faire voler quoique ce soit. Tu peux mettre tes effets personnels sur la table d’un restaurant ou d’un bar, tu les retrouveras sans soucis. Je ne ferme même pas ma porte d’entrée à clé… car il n’y a pas de vol, 0% de criminalité !

J’ai découvert l’Andorre en juin 2019 et j’y ai emménagé début octobre 2019 dans mon propre appartement dans la commune de La Massana ! J’ai trouvé un travail dans le webmarketing. 

Le seul problème que j’ai rencontré c’est la barrière de la langue, je ne parle que Français et Anglais, mais ici la langue officielle est le catalan et j’ai aucune base donc j’apprend comme je peux. J’essaie tout de même d’apprendre l’Espagnol histoire d’avoir des bases !  

Je ne pensais pas que l’on pouvait avoir un coup de cœur pour un pays ou une ville, se sentir comme attirée inévitablement par un endroit. L’Andorre quand j’en parle c’est avec des étoiles dans les yeux, j’en suis amoureuse ! Même si j’adore Nantes, ma ville d’origine, que j’aimerais toujours, rien n’arrive à la cheville des mes montagnes Andorrane.

L’expatriation, c’est compliqué émotionnellement ? 

Il y a des moments plus compliqué que d’autres. Au début, évidemment c’est l’euphorie comme toute nouvelle chose. Le départ n’a pas été compliqué pour ma part car j’avais besoin de ce départ pour être bien à nouveau. 

Mais au bout de quelques semaines, les premières baisses de moral surviennent et c’est là que ça devient un peu compliqué mais ce sont de petits moments de baisse de moral qui s’effacent vite face à l’expérience excitante de l’expatriation ! 

Il y a toujours des hauts et des bas… Forcément ! Je rédige cet article pendant la crise du Coronavirus et je devais rendre visite à ma famille et mes amis en mars mais j’ai du l’annuler au vu du confinement. Cela fait plus de 4 mois que je n’ai pas rendu visite à ma famille et je vais louper l’anniversaire de mon père, je ne pourrais peut être pas fêter le mien là-bas donc les choses ne sont pas toujours simples…

Mais on relativise vite et le plus important c’est le bonheur que l’on se procure chaque jours grâce aux choix que nous faisons pour une vie meilleure MAIS SURTOUT la santé, non ? 😉 

J’espère que cet article vous aura plu, c’était plus un témoignage qu’un article de blog classique car je pense que vous pourrez retrouver plus facilement des articles « basiques » sur l’expatriation qu’un retour d’expérience ! 

Mais ne vous en faîtes pas je vous ferais un topo sur les raisons qui m’ont poussé à choisir l’Andorre comme lieu de vie et tout une série d’article sur l’expatriation !

A très vite, take care !

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  1. Bonjour ! Alors, la suite !??
    Nous sommes une famille avec 2 petits garçons de 6 et 3 ans. Nous sommes au Costa Rica depuis 10 mois, mais pas tout à fait convaincu de ce choix. La France nous manque. Enfin, surtout à moi !! Mais le corona est passé par là, et l avenir de l Europe nous parait sombre…. Andorre, une solution ?

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